Sai ne comprit pas tout de suite ce quil venait de se produire. Les lèvres de LEmpereur avaient effleuré doucement les siennes et sétaient retirées tout aussi lentement. Sai se sentit perdre pied et devenir aussi rouge quune pivoine au fur et à mesure quil semblait réaliser ce que lEmpereur venait de faire. Tout devenait nébuleux dans son esprit : plus rien ne semblait revêtir le moindre sens à présent.
Il narrivait plus à bouger. Son estomac était noué et tous ses membres sétaient raidis au contact de ce baiser. Non pas que la sensation en était désagréable .. Loin de là ! Les lèvres de lEmpereur étaient en effet, chaudes et tendres Mais, il sagissait tout de même du premier baiser de Sai ! Et il navait pas été du tout préparé à ce que ce soit un Empereur qui le lui vole.
Voyant son jeune professeur complètement perdu, tel un chiot venant de naître, LEmpereur sourit narquoisement et, se sentant sûr de lui, lui susurra à loreille :
- Mon petit Fujiwara. Vous avez des lèvres qui incitent au viol. Je nai pas su résister à leur appel. Il fallait que jy goûte.
Cette remarque sonna comme une onde de choc dans lesprit de Sai :
Comment ? lEmpereur lavait juste embrassé pour samuser ? et, visiblement, il se moquait complètement de lui à présent Sai se sentait à présent bien stupide davoir pensé, ne serait ce quun millième de secondes, que les lèvres de lEmpereur étaient douces et tendres. Il les maudissait désormais. Tout ceci nétait quun jeu pour lEmpereur. Il se moquait complètement de lui. Fou de rage, Sai ne pu empêcher quelques larmes de frustration de rouler sur ses joues. Il sen voulait terriblement de sêtre laissé berner et hurla à lEmpereur :
- Vous nêtes vraiment quun méchant ! Vous mavez pris mon premier baiser juste pour vous amuser! Vilain !
LEmpereur nen revenait pas du comportement du jeune homme quil avait en face de lui. Il hésitait entre exploser de rire devant la réaction exagérée et très enfantine du professeur ou le prendre dans ses bras pour le réconforter. Cependant, voyant le jeune Fujiwara en proie à une grande crise de larmes, il opta finalement pour le réconfort. Il était inutile de le laisser se fourvoyer plus longtemps sur ses intentions. Après tout, son but nétait absolument pas de le froisser de la sorte et il se sentait chagriné de voir son petit professeur tant blessé dans son amour propre.
Néanmoins, il y avait une chose dont il était extrêmement heureux malgré tout. En effet, Fujiwara Sensei, totalement pris sans sa crise de nerfs, venait de lui avouer que ce baiser volé était, en fait, son tout premier et cette pensée lexcitait profondément. Il était ravi dapprendre que son petit ange était encore totalement vierge et pur.
Tant mieux ! Ce sera un véritable plaisir de le dévergonder dans ce cas. pensa lEmpereur.
Comme LEmpereur se décidait enfin à sapprocher de Sai pour le consoler, il sentit une main venir, en un éclair, sécraser violemment sur sa joue. Le jeune homme, en effet, en voyant lEmpereur savancer vers lui, avait cru à une nouvelle tentative
dhumiliation de la part de ce dernier. Il navait donc pas réfléchit davantage et venait de le gifler afin de se protéger. Cependant, réalisant aussitôt son erreur, il se leva brusquement et couru en direction de la sortie, en larmes.
Néanmoins, la gifle de Sai, navait pas eu leffet escompté sur LEmpereur. Loin de le rendre furieux, cette punition navait fait quexciter encore davantage ses sens.
Jamais personne avant son petit professeur navait osé ne serait-ce que lever le ton devant lui. Alors le frapper, cétait totalement inconcevable. Cette gifle revêtait un goût totalement inconnu pour lui et avait eu pour effet déchauffer son bas ventre comme jamais
Il décida donc quil irait sexpliquer avec son professeur au plus vite, afin de lever ce terrible malentendu, mais, pour lheure, il devait surtout penser à se soulager. En effet, sil voyait à nouveau Sai reparaître devant lui dans létat dans lequel il se trouvait désormais, il le violerait sans aucun doute sur place. Ce qui narrangerait pas franchement les choses entre eux.
Ainsi, tout en fantasmant sur sa prochaine rencontre avec le jeune homme aux cheveux bleutés, il glissa une main sous les pans de sa tenue et commença de longs mouvements de va et vient sur son sexe dressé
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Sai détala, sans demander son reste, jusquà ses appartements privés. Jamais il ne sétait sentit aussi sale, aussi humilié. LEmpereur sétait bien moqué de lui ! Il lavait traité comme une vulgaire traînée de bas étage : rien de plus. Une fois arrivé dans sa chambre, il se jeta sur son lit et laissa libre cours au flot de ses larmes. Il narrivait pas à refouler la peine due à cette profonde humiliation.
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LEmpereur attendit que la nuit soit totalement tombée pour aller rendre visite à son jeune professeur et tenter de régler ce terrible quiproquo. Sans même frapper, il entra dans la chambre de Sai et vit, à sa grande stupéfaction, que le jeune homme avait encore les yeux rougis et gonflés davoir tant pleuré et quil était en train de ranger soigneusement ses affaires dans ses bagages. Visiblement, il était bien décidé à quitter les lieux au plus vite.
- Fujiwara Sensei, je peux vous parler une minute ? Demanda lEmpereur en sinstallant, sans en demander lautorisation, sur une chaise située à côté de la porte dentrée.
Sai, se retourna pour faire fasse à lEmpereur et lui répondit :
- Seigneur, je vous présente mes humbles excuses pour ma conduite plus quimpolie de cette après-midi. Mais, ne vous inquiétez pas. Je ne vous ferai plus jamais offense puisque je men vais men retourner, sur le champ, à Tokyo.
- Et vous croyez vraiment que je vais vous laisser partir sans rien dire Fujiwara Sensei ? Il ne me semble pourtant pas vous avoir donné la permission de nous quitter.
A ces mots, le sang se Sai se glaça. Quil était naïf ! Son comportement avait du profondément blesser lEmpereur. Il ne le laisserait jamais partir tranquillement comme si de rien nétait.
LEmpereur jugeant la réaction de son vis-à-vis satisfaisante poursuivit sa comédie :
- Vous voyez, je ne peux décemment pas vous laisser vous enfuir de la sorte après loutrage que vous avez osé me faire ujourdhui. Il va falloir vous faire pardonner si vous ne vous voulez pas que je me fâche..
Sur ces mots, lEmpereur savança jusquà Sai et lui prit le menton afin quil le regarde droit dans les yeux.
- Alors que si vous vous montrez coopératif en me faisant découvrir vos autres talents cette nuit, je pourrais devenir très gentil avec vous
LEmpereur ne pouvait sempêcher de tourmenter le pauvre jeune homme. Cétait plus fort que lui. Bien quil se fichait éperdument du fait que Sai lait giflé cette après midi, çà lamusait énormément de lui faire croire le contraire. Mais, dun autre côté, il sen voulait dagir de la sorte, car il recréait exactement le même schéma quavec toutes ses relations précédentes. Cétait comme sil ne connaissait que la menace et le chantage pour arriver à ses fins. Or, il ne voulait pas que cela se passe de la sorte avec son professeur Il voulait plus, il voulait
Soudain, il fut interrompu dans ses pensées en voyant Sai fondre en larmes devant lui. Le cur de LEmpereur se serra aussitôt. Il réalisait enfin la détresse dans le regard du jeune homme et, de ce fait, il comprenait à quel point il avait été trop
loin avec lui. Terriblement troublé par les larmes et lair perdu de son professeur, lEmpereur enlaça Sai de toutes ses forces et suivant son instinct lui dit :
- Pardonnez-moi Fujiwara Sensei ! Je ne vous en veux pas du tout pour ce qui sest passé cette après- midi. Au contraire, cest plutôt à moi de mexcuser. Je me suis montré terriblement grossier avec vous. Je vous demande infiniment pardon.
Mais vous mavez rendu fou Depuis que je vous ai vu, je ne pense plus quà vous Je vous en prie ne partez pas, ne me laissez pas ! Jai terriblement besoin de vous ici. Vous êtes la seule personne à vous montrer honnête envers moi.
La déclaration de lEmpereur avait stoppé net les pleurs de Sai. Estomaqué et toujours blotti dans les bras puissants de lEmpereur, il écouta la suite.
- Je suis désolé Fujiwara Sensei.. Croyez-moi, je vous en prie. Jamais je nai voulu me moquer de vous.. Je .. Je crois bien que je suis tombé totalement amoureux de vous dès la minute où je vous ai vu
Sur ces mots, il essuya de sa main une goutte qui perlait encore sur la joue du jeune homme et avec hésitation, tremblant de la réaction de son professeur, il se risqua à approcher ses lèvres de celles de Sai. Le trajet qui le séparait de ces dernières lui parut durer une éternité. A chaque seconde, il attendait la gifle qui mettrait fin à ses rêves. Mais celle-ci ne vint jamais et, tout doucement, il redécouvrit les plaisirs dun baiser timide avec celui quil désirait tant. Mais, résistant à la tentation denhardir le baiser, lEmpereur mit fin à ce moment de bonheur car il ne souhaitait pas précipiter les choses. Il voulait connaître avant
tout les sentiments de Sai à son égard et sassurer quil ne lui forçait pas la main.
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Sai avait du mal à organiser ses pensées. Le flux de données était trop important. En à peine une minute, il venait de passer du stade de simple jouet sexuel pour enfant gâté à celui dÊtre aimé par le puissant personnage du Japon. Il lui semblait que le monde tournait autour de lui à une vitesse folle Lorsque soudain, il sentit pour la seconde fois de la journée les lèvres de lEmpereur sur les siennes. Le temps qui lui avait semblé courir à une vitesse folle jusque là, sarrêta net. La sensation de ce baiser était totalement différente du premier. Elle était encore plus agréable et enivrante. Cétait un baiser tout ce quil y avait de plus chaste et doux, mais, à travers celui-ci, Sai percevait totalement les sentiments puissants de lEmpereur à son égard. Il lui semblait désormais possible de comprendre ce que ce dernier ressentait pour lui. Davantage rassuré par les paroles de lEmpereur, Sai répondit :
- Moi aussi je vous apprécie beaucoup mon Seigneur. Jai juste mal interprété vos réactions tout à lheure. Je suis heureux de voir que vous tenez à moi de cette façon, car moi aussi depuis que je vous ai vu Je ..
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